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L’arbre à histoires des colos et centres de loisirs
Des- de 13 ans

Sauvons le héron !


Ce matin de novembre, le centre de loisirs avait organisé une journée pour nettoyer le lac. Si Jean-Baptiste n’était pas ravi à l’idée de passer une journée à ramasser des déchets, il était pourtant très content de pouvoir le faire avec ses deux amies, Hanaé et Fadila.
Ils passèrent toute la matinée à l’affût de sacs en plastiques, canettes vides, cartons et autres papiers disséminés tout autour du lac. Soudain, le regard de Jean-Baptiste fut attiré par un mouvement au loin. C’était un oiseau qui se débattait.
- Regardez le grand oiseau là-bas ! Son bec est coincé dans un sac en plastique… Je crois que c’est un aigle ! Allons le voir de plus près.
- Non, c’est un héron ! annonça fièrement Fadila, qui en connaissait un rayon en termes d’oiseaux.
- Peu importe, marmonna Hanaé, il faut aller le sauver, que ce soit un héron ou un moineau !
- Je veux bien, déclara Fadila, mais avant il faut que je vous dise une chose. Les becs des hérons sont très longs et très tranchants. Si on s’approche trop près de lui, j’ai peur qu’il nous attaque.
Hanaé était souvent impatiente et n’aimait pas discuter pour rien. Malgré les avertissements de Fadila, elle commença à se diriger en direction du héron. Mais elle se rendit vite compte que l’île sur lequel le héron se trouvait n’était pas accessible ! En se retournant pour trouver une solution auprès de ses amis, elle vit Jean-Baptiste la tête tournée vers ses baskets. Son visage semblait triste.
- Les filles… même si on arrive à sauver le héron, comment faire pour qu’il ne se coince plus dans des déchets ?
- C’est justement pour ça qu’on nettoie le lac, Jean-Baptiste, expliqua Fadila.
- Tu as raison, dit Jean-Baptiste, mais dès qu’on l’aura nettoyé, les gens recommenceront à jeter leurs poubelles sans faire attention !
Hanaé et Fadila le regardèrent, l’air songeur… et leurs visages devinrent aussi tristes que celui de Jean-Baptiste. Mais très vite, l’optimisme de Fadila reprit le dessus !
- On va pas baisser les bras ! On va trouver une solution… Pour sauver le héron, mais aussi pour que le lac soit propre !


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Le groupe des grands du centre de loisirs de Tardy - Saint-Etienne , Centre de loisirs de Tardy - Saint-Etienne
le  25/02/2018 à 17:43
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Les enfants réfléchirent pendant un moment jusqu’à trouver plusieurs idées.
- Il nous faut de l’aide, dit Jean-Baptiste.
Ils commencèrent à lister leurs idées sur une feuille.
- Il nous faut des pancartes, dit Hanaé.
- Des poubelles, dit J-B.
- Et un moyen de rejoindre cette île, dit Fadila.
Les enfants commencèrent à rassembler plein de morceaux de bois pour construire le radeau et Fadila alla chercher de la nourriture.
- Le radeau est prêt.
Fadila revint avec du poisson et des graines.
Ils traversèrent rapidement et en arrivant, l’oiseau ne bougeait presque plus. Fadila et Hanaé décidèrent d’attraper l’oiseau et Jean-Baptiste essaya d’enlever le sac.
- RETENEZ-LE ! dit J-B.
- C’est ce qu’on fait mais c’est compliqué, dirent les filles.
Après cinq bonnes minutes d’ébats, ils arrivèrent enfin à enlever le sac de son bec.
Les enfants déposèrent la nourriture devant lui et, en observant l’oiseau, Fadila se rendit compte que l’aile de l’oiseau était cassée.
Elle alla chercher des bandages, du bois, différents matériaux et construisit l’atèle. Pendant ce temps-là, Hanaé et Jean-Baptiste décidèrent d’aller frapper aux portes pour demander de l’aide aux habitants. Ils leur demandèrent de l’aide pour créer des affiches de prévention par rapport à la pollution. Ils expliquèrent l’histoire du héron pour les motiver. Après de nombreuses tentatives, quelques personnes se mirent au travail et commencèrent à afficher les pancartes. Ils les installèrent dans la ville et autour du lac.
De retour à l’île, l’oiseau était encore là, très mal en point. Fadila, Jean-Baptiste et Hanaé montrèrent aux habitants l’oiseau et ils traversèrent. Les deux habitants et les enfants s’approchèrent doucement.
- Attention ! dit Fadila. Il n’est pas très commode.
- Il faut le calmer, dit Jean-Baptiste.
Ils étaient tout proche et l’oiseau ne bougeait pas. Fadila prit l’aile tout doucement et commença à poser l’atèle. L’oiseau comprit qu’ils étaient gentils et se laissa faire.
Plus tard, les enfants se familiarisèrent avec l’oiseau et décidèrent de le prénommer Coco ! Tout le monde s’occupait de Coco. C’était la vedette de la ville. Ils lui apportaient à manger et à boire.
Un jour, Fadila enleva son atèle, Coco déplia ses ailes et se préparait à s’envoler…
Coco prit son envol et les enfants étaient émus. Ils décidèrent de laisser les gamelles de nourriture pour que d’autres espèces d’oiseaux viennent sur l’île.
Par la suite, l’île devint un parc pour oiseaux que les enfants appelèrent l’Ile aux Miracles.
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